Bulletin aéronautique de PolyAir

Bulletin aéronautique de PolyAir 14/01/20

Réduction d’effectifs chez Spirit AeroSystems :

L’arrêt de la production du 737 MAX au 1er janvier décidé par Boeing et couvert dans le bulletin du 05/01/20 fait des déjà des dégâts chez les fournisseurs de l’avionneur. En effet, Spirit AeroSystems qui construit le fuselage du MAX a mis à la porte 2 800 employés sur son site de Wichita. Dans un communiqué de presse relayé par le site Flight Global, Spirit se dit fortement impacté par la suspension des activités de la ligne d’assemblage finale ainsi que par la grande incertitude quant à la date de reprise de la production. Une potentielle baisse de la cadence de production prévue au moment du retour en production pourrait même justifier une plus grande réduction d’effectif dans le futur.

Les fuselages de 737 sont transportés par rail de Wichita vers le site Boeing de Renton. ©BNSF

Spirit Aerosystems emploie 18 000 travailleurs et le programme MAX représente plus de la moitié des revenus de l’entreprise.

Approbation de la vente de F-35B à Singapour :

L’état insulaire avait annoncé en janvier 2019 qu’il avait choisi le F-35 pour remplacer ses F-16. On peut lire sur le site AIN online que le département d’État des États-Unis a approuvé la vente de 4 F-35B avec huit autres en option. Le F-35B est la version à décollage court et vertical (STOVL) du chasseur-bombardier de cinquième génération. Le congrès a maintenant 30 jours pour valider la vente. Singapour sera donc le sixième pays à s’équiper de la version STOVL après les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Italie, le Japon et la Corée du Sud.

Un F-35B appontant sur le navire USS America en 2016. ©Lance Cpl. Dana Beesley [Public domain]
La vente inclut aussi 13 moteurs Pratt & Whitney F135, des équipements de guerre électronique ainsi que le soutien logistique à la flotte et l’entraînement du personnel singapourien.

Boeing pousse pour un entraînement spécifique en simulateur pour les pilotes du 737 MAX :

En militant pour l’introduction d’un entraînement en simulateur spécifique au MAX, Boeing revient sur l’un des plus gros arguments de vente auprès des compagnies aériennes. En effet, depuis les débuts du programme l’avionneur avait soutenu que la similarité des versions NG et MAX du 737 permettrait aux pilotes de NG d’être qualifiés sur le MAX après quelques heures de formation sur ordinateur. La formation approuvée par la FAA ne mentionnait d’ailleurs pas le système MCAS qui est à l’origine des deux accidents ayant entraîné l’interdiction de vol du 737 MAX. Ce cours de conversion accéléré permettait aux compagnies de faire des économies au niveau de la formation des pilotes, évitant ainsi de devoir payer des séances de simulateur supplémentaires.

Ce changement d’attitude est observé alors que Boeing et les autorités ont proposé des changements au manuel de vol ainsi qu’aux systèmes d’alerte liés au système MCAS, peut-on lire sur AIN online.

Le BelugaXL entre en service :

Un BelugaXL sur le site Airbus de Toulouse en 2018. © Airbus

L’avion-cargo qui est destiné, comme son prédécesseur le béluga ST, à transporter les pièces entre les différents sites européens d’Airbus est entrée en service jeudi dernier. Le BelugaXL est basé sur l’A330 et a une capacité d’emport accrue par rapport au BelugaST qui était, lui, basé sur l’A300. On peut lire dans le magasine Air & Cosmos, que le nouvel avion sera capable de transporter une voilure complète d’A350. Avec une charge utile de 51 tonnes et un diamètre de fuselage de 8 mètres, le BelugaST représente une augmentation de capacité de 30 % d’après Airbus.

 

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